#Kpakpatoya 2.0 : La blogosphère ivoirienne en parle

by necemon 29. January 2015 05:49

 

Sélection d'articles qui parlent de la nouvelle version de kpakpatoya.com :

 

Le site Kpakpatoya fait peau neuve (par Nanda Seye)
Aujourd’hui les initiateurs et concepteurs du projet ont décidé d’ajouter de nouveaux trucs afin de le rendre plus dynamique, attractif, agréable avec plus d’affairages en permettant à tout un chacun de participer au mouvement kpakpatoyatique, 2015 quoi personne ne veut rester derrière lol, tout le monde veut être émergent. En lire plus...

 

[En Flash] Découvrons Le Nouveau #Kpakpatoya.com (par Aamlorie)
Pourquoi avoir décidé de renouveler la plateforme kpakpatoya.com?
Tout se résume à l’interactivité. Sur l’ancienne version du site, les visiteurs ne pouvaient que lire les actualités sans pouvoir participer. Les retours que nous recevions sur les réseaux sociaux suggéraient qu’une bonne partie des followers apprécieraient de meilleures interactions. En lire plus...

 

Internet : Kpakpatoya.com fait peau neuve (par Zak le Messager)
Voici un site dont vous devrez abuser, pour avoir des informations claires, les kpakpatos sont là, et vous y attendent. Vous pourrez donc interagir avec les autres membres, publier des liens, des informations politiques, sportives, humoristiques, culturelles, etc. En lire plus...

 

Redynamisation : Kpakpatoya 2.0 en tant que plateforme interactive (par Necemon Yai)
Au delà de la possibilité de lire les actualités, il s’agit maintenant d’ajouter une touche d’interactivité, ou chacun peut proposer des liens, discuter/commenter et liker les notes existantes. Un Kiff est un vote positif (comme un "j'aime", un "+1") pour une note. Un Zap, c'est l'inverse, c'est un vote négatif pour une note. Tout utilisateur de Kpakpatoya peut kiffer ou zapper une note, et puisque le score de la note dépend de la différence entre ses kiffs et ses zaps, chaque vote aide à établir la position de la note dans le classement de Kpakpatoya. En lire plus...

 

Kpakpatoya.com: le site interactif de l'actualité (par Mariette Yao)
Kpakpatoya est un mot du langage ivoirien qui signifie commérage dans un sens ou porter la nouvelle dans l'autre. Dans notre contexte il s'agira plutôt de parler de ce qui est nouveau en en terme d'actualité et de popularité sur le web. En lire plus...

 

Explication Rapide de la plateforme Kpakpatoya (via blog.kpakpatoya.com)
Quel genre de liens on peut proposer ?
Les thèmes les plus sollicités sur Kpakpatoya sont : Affairages, Clash, Eco-Politique, Culture, Insolite, Babi Actus, Afrique, Sport, Diaspora. Choisis la catégorie la plus appropriée. Tu peux parcourir les notes pour voir si le même lien a déjà été publié afin d'éviter les doublons. En lire plus...

 

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Communiqués | Français | La Cour Commune

Explication Rapide de la plateforme Kpakpatoya

by Administrator 31. December 2014 10:24

Coucou ! Voici 7 questions-réponses pour t’expliquer rapidement le fonctionnement de la nouvelle plateforme Kpakpatoya.


1. Kpakpatoya, c'est quoi ?
Kpakpatoya est un catalogue de ce qui est nouveau, populaire et intéressant en ligne avec un accent particulier sur l'Afrique. Les utilisateurs comme toi peuvent publier du contenu et décider à travers des votes de ce qui est bon (kiffs) et ce qui est nul (zaps). Les liens qui reçoivent l'approbation de la majorité progressent vers le sommet, ainsi la page d'accueil serait constamment en mouvement, avec plein de liens frais et intéressants. Kpakpatoya fait partie de Evasium Network.

2. Que signifie le mot "Kpakpatoya" ?
"Kpakpatoya" est un terme tiré de l'argot ivoirien qui désigne l'action de rapporter, relayer des histoires, des nouvelles, des potins, voire de favoriser la circulation de commérages et de rumeurs. Dans notre contexte, il serait donc plus approprié de comprendre "Kpakpatoya" dans le sens de scoops, de révélations insolites et même d'actualités captivantes.

3. Est ce que tout le monde peut publier un lien ?
Oui, il te faut juste un Compte Evasium! C'est facile et rapide de créer un nouveau compte. Si tu en as déjà un, tu peux te connecter puis commencer à publier, voter et commenter des liens.

4. Comment proposer un lien ?
Une fois que tu es connecté(e), il suffit de cliquer sur Publier dans le menu, puis de remplir le petit formulaire de publication. Ton élément apparaîtra automatiquement sur la page des notes récentes.

5. Quel genre de liens je peux proposer ?
Les thèmes les plus sollicités sur Kpakpatoya sont : Affairages, Clash, Eco-Politique, Culture, Insolite, Babi Actus, Afrique, Sport, Diaspora. Choisis la catégorie la plus appropriée. Tu peux parcourir les notes pour voir si le même lien a déjà été publié afin d'éviter les doublons.

6. C'est quoi un Kiff ? C'est quoi un Zap ?
Un Kiff est un vote positif (comme un "j'aime", un "+1") pour une note. Un Zap, c'est l'inverse, c'est un vote négatif pour une note. Tout utilisateur de Kpakpatoya peut kiffer ou zapper une note, et puisque le score de la note dépend de la différence entre ses kiffs et ses zaps, chaque vote aide à établir la position de la note dans le classement de Kpakpatoya.

7. C'est quoi les Tags ?
Les Tags sont des étiquettes, des mots ou expressions que tu peux ajouter à une note pour aider à classer les notes par thème ou par mot clé. Tu peux ajouter/éditer des Tags pour chaque note que tu publies ou révises. Tu peux aussi parcourir les notes par Tag en cliquant sur les Tags qui t'intéressent.

Pour en savoir plus, va sur kpakpatoya.com/intro.

A très bientôt sur kpakpatoya.com !

La Team Kpakpatoya
Informer et s’informer pour ne pas être Gaou…

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Français | Communiqués

Redynamisation : Kpakpatoya 2.0 en tant que plateforme interactive

by necemon 24. December 2014 15:20

 

1.     Introduction

Kpakpatoya est un catalogue de ce qui est nouveau, populaire et intéressant en ligne avec un accent particulier sur l'Afrique. Les utilisateurs peuvent publier du contenu, commenter et décider à travers des votes de ce qui est bon (kiffs) et ce qui est nul (zaps). Les liens qui reçoivent l'approbation de la majorité progressent vers le sommet, ainsi la page d'accueil serait constamment en mouvement, avec plein de liens frais et intéressants. Kpakpatoya fait partie de Evasium Network.

"Kpakpatoya" est un terme tiré de l'argot ivoirien qui désigne l'action de rapporter, relayer des histoires, des nouvelles, des potins, voire de favoriser la circulation de commérages et de rumeurs. Dans notre contexte, il serait donc plus approprié de comprendre "Kpakpatoya" dans le sens de scoops, de révélations insolites, et même d'actualités captivantes.


2.     Contexte Historique 

Retour en Avril 2011. La Côte d’Ivoire est alors en train de sortir d’une crise majeure, crise au cours de laquelle les technologies de l’information et de la communication ont joué un rôle important quand il s’agissait d’apporter une assistance pratique aux victimes collatérales de la crise ivoirienne. Au-delà de simples mots, les hashtags tels que #CIV2010 et #CIVSocial permettaient de faire circuler des informations critiques et d'apporter des solutions concrètes auxdites victimes. À travers des dons, des call-centers et surtout Twitter, qui se présente alors comme l’outil idéal pour la circulation d’informations en temps réel, voir urgentes.

La communauté ivoirienne sur Twitter est alors en plein essor, avec de plus en plus d’inscriptions, de tweets et de contributions. Mais cette communauté était toujours relativement faible en termes de nombre. Pour un si petit groupe sur Twitter, comment se retrouver, et échanger autour de thèmes communs ? Encore les #Hashtags, bien sûr… Sur les réseaux sociaux, le hashtag est un mot ou ensemble de mots précédé du symbole '#'. Le hashtag sert à centraliser les messages autour d'un terme bien précis. Il fait office de mot-clé pour que les utilisateurs puissent commenter / suivre une conversation ou se retrouver autour d'un sujet, par exemple les mesures de ravitaillement en temps de crise ou encore les urgences médicales.

Mais dans cette période d’après-guerre, place à des tags moins sinistres. #Kpakpatoya tombait à pic pour permettre à cette petite communauté de se retrouver dans une ambiance qu’on pourrait qualifier de « cool ». C’était le tag que ces « influenceurs » et « pionniers » ivoiriens sur Twitter utilisaient pour se passer des nouvelles locales, des « Inside Joke », des tubes, ou d’autres sortes d’infos ou de contenus intéressants relatifs entre autres, à des évènements sportifs, des (non) conférences technologiques, ou encore le quotidien de chacun.

Percevant une occasion d’améliorer certaines conditions socio-technologiques, j’ouvre dans la même période le site kpakpatoya.com. Au début c'était juste un flux des tweets du fil #kpakpatoya + quelques extras, notamment un condensé de l'actualité locale (ivoirienne) et internationale en temps réel. Puis j’ai essayé avec plus ou moins de succès de proposer quelques applications telles que des forums de discussions, le blog et la possibilité de tweeter directement depuis le site. J’avais aussi ouvert le compte Twitter @kpakpatoya et initié la conception de l’application mobile, qui continuent de présenter l’actualité tout comme la page Facebook et le site web. 

C’est dans cette forme d’écosystème que le hashtag #Kpakpatoya montait en popularité, à travers une combinaison de compétences techniques et sociales. En suivant le fil #kpakpatoya, même pour un nouveau venu, il était facile de retrouver les sympathisants de la culture ivoirienne, leur actualité, ainsi que les thèmes locaux les plus populaires.

3 ans plus tard, la scène Web ivoirienne se présente sous une forme complètement différente…

D’une part, cette communauté virtuelle s’est beaucoup élargie, ce qui est une très bonne chose, puisqu’il y a beaucoup plus de contenu, de projets web, d’entrepreneurs web, de blogueurs, d’utilisateurs, etc. Sauf qu’un simple hashtag ne suffit plus pour une exploration efficace du contenu. Ce ne serait pas pratique de tous communiquer autour d’un seul hashtag. Bien évidemment, il y a toujours l’option de « décomposer », d’utiliser les hashtags alternatifs qui ont émergé entre-temps (même si #Kpakpatoya demeure l’un des tags les plus populaires). C’est une bonne solution, à condition d’être constamment informé des nouveaux utilisateurs et tags à suivre pour ne pas se perdre dans tout ce volume de contenu et ne pas manquer l’essentiel de l’information récente.

D’autre part, il y a eu très peu d’évolution par rapport à #Kpakpatoya, peu d’efforts que ce soit sur les plans de la technologie, de l’infographie, de la communication, des infrastructures, etc. La page Facebook a moins de 2000 fans, la page Twitter a autour de 8000 followers, l’application mobile est obsolète, et jusque récemment, les composants du site web qui avaient pas mal de succès dans les premiers mois ont été quasiment délaissés (je t’épargne les chiffres relatifs à la baisse du trafic web). Il n’y a presque pas de contributeurs à l’avancée du projet, plus que des utilisateurs. Ce qui aurait pu être un projet communautaire décent est passé à un état latent. 

C’est vrai que la formation de la communauté s’est faite de manière assez organique, il n’y avait aucune stratégie concrète, tout s’est passé progressivement et naturellement, ce qui explique peut-être la décontraction après que l’effet de buzz soit passé, chacun étant préoccupé par ses projets personnels. J’avoue que les applications que j’avais écrites dans le cadre de ce projet étaient quasiment passées en mode maintenance et que j’étais moi-même passé à d’autres choses. Faut-il aussi avouer que j’ai supposé que je n’étais pas seul, que d’autres auraient pu compenser, juste pour finalement noter cette quasi-absence d’évolution ?

Un homme sage a dit un jour : s’il y a quelque chose de potentiellement intéressant et que tu ne comprends pas pourquoi personne ne le fait, c’est parce que toi-même tu ne l’as pas fait. That’s DIY : Do It Yourself.

Je reprends donc la direction du projet afin d’essayer de produire quelque chose d’utile. Ces dernières semaines, avec mon équipe, nous avons procédé à quelques rénovations, essayant de produire une plateforme plus interactive (si possible avec valeur ajoutée) pour faciliter la gestion du contenu, les rencontres et les échanges au sein de la communauté.


3.     Description

Kpakpatoya est propulsé par Evasium, une petite équipe de geeks. Nous construisons des logiciels, notamment des applications Web orientées vers le divertissement et la formation intellectuelle.

Sur Kpakpatoya, on discute un peu de tout, mais les thèmes les plus sollicités sont les suivants : Affairages, Clash, Eco-Politique, Culture, Insolite, Babi Actus, Afrique, Sport, Diaspora.

Au delà de la possibilité de lire les actualités, il s’agit maintenant d’ajouter une touche d’interactivité, ou chacun peut proposer des liens, discuter/commenter et liker les notes existantes. Un Kiff est un vote positif (comme un "j'aime", un "+1") pour une note. Un Zap, c'est l'inverse, c'est un vote négatif pour une note. Tout utilisateur de Kpakpatoya peut kiffer ou zapper une note, et puisque le score de la note dépend de la différence entre ses kiffs et ses zaps, chaque vote aide à établir la position de la note dans le classement de Kpakpatoya. Les notes pourraient donc être listées par ordre de popularité, pour permettre aux prochains visiteurs de voir l’essentiel.

Rien de bien complexe, juste un système de partage comme on en trouve un peu partout sur le Web. Par exemple, les entreprenerds ont Hacker News, les Américains ont Reddit, les Français ont tapemoi.com. Le concept existe déjà depuis un moment, c’est juste qu’il n’y a pas de version Ivoirienne/Africaine.

Kpakpatoya est disponible dans 2 langues.

En Français :

https://kpakpatoya.com/?lang=fr
https://www.facebook.com/Kpakpatoya
https://twitter.com/kpakpatoya

En Anglais:

https://kpakpatoya.com/?lang=en
https://www.facebook.com/KpakpatoyaNews
https://twitter.com/kpakpatoyanews

Kpakpatoya pourrait devenir une référence en matière d’actualité et d’ «affairages» pour les internautes ivoiriens (ou pas). Mais ce n’est pas ça l’objectif principal. L’objectif actuel est de proposer un outil utile pour étendre les options de partage de contenu local et de suspendre la pause de Kpakpatoya qui n’a que trop duré.

Sur une note plus personnelle, je pense qu’il faut plutôt voir ce projet comme une expérience qui pourrait contribuer à optimiser la visibilité des contenus africains en général et ivoiriens en particulier.
Pour avoir géré le site web, le compte Facebook et le compte Twitter de Kpakpatoya sur ces 3 dernières années, il me semble que beaucoup de followers réclament une meilleure interaction et recherchent une meilleure visibilité pour leur contenu, à savoir leurs projets, liens postés, ou simples avis et commentaires. Il est donc possible que cette version du site réponde à leurs attentes.

Il y a encore beaucoup de choses qu’on pourrait ajouter ou améliorer, on pourra le faire au fur et à mesure en tenant compte des feedbacks, mais le prototype de cette nouvelle version est relativement stable, et ce qu’il faut maintenant c’est l’essayer. C’est-à-dire y créer ton compte, y tester les différentes formes d’interaction, apporter ton feedback et partager le lien avec tes contacts pour qu’ils puissent en faire de même.

À toi de jouer.

  

Necemon Yai

Project Manager à Evasium

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Communiqués | Français

On web municipality : detailed answers and 3 essential clarifications

by necemon 2. July 2013 19:51

Following my analysis on the web municipality project, its organizers produced a response in which they insist that their pseudo-mayor has no power over anyone and never will. Although the message is somewhat reassuring, several questions remained regarding their project, especially:

1. Was it just some election parody in a context of entertainment, or was it about actually electing national representatives for internet users ?
For example, when they state in their response: "the idea was to provide internet users in Ivory Coast with the tools to designate a spoke person if the web was to be a real city."
"IF the web was to be a real city."
At the beginning it was all like a joke, an "if" condition, a parody. Are we still in the conditional "IF the web was to be ..."? or is he now claiming to be in reality the voice of Web users in CI? of ALL web users in CI?

2. How are we supposed to understand the word 'mayor'? What exactly is a point of having a web mayor? What could he do as a mayor that he could not do when not being a mayor?

3. Whose mayor is he? What "web community" does he represents? Is it only about the Internet users he knows in person ? Or everyone he is connected to online ? Or is it about all the Internet users throughout the whole country (as he claims himself) ? Or strictly those who agree to play the game (as the organizers suggest in their reply) ?

Also, the organizers ask me some questions in their statement. It looks like some parts of my first article have been misunderstood ; the warning was rather about the next steps of their project. As I did mention : "So far, there's no actual power, no budget". I wasn't stating that their pseudo-mayor already had any kind of authority. In fact I affirmed very few things in that article. I was mostly asking questions and raising ambiguities.

Just to make things clear, in what follows, I provide answers to those questions directed to me, then I present a synthesis of the situation based on the organizers reactions to all these amphibologies.

"Why ring the alarm when not one action was taken that could signal a desire to impose our will to internet users in Cote d'Ivoire?"
My article was a warning, a word of caution about the future of a project that seems touchy. My article was just saying "let's be careful about the next steps, which might deviate or not, but anyway let's remain vigilant."
However, it would not be correct to say that nothing has been suggested towards pushing changes to internet users. There have been declarations in the press and online, that could be considered as seriously misleading. I'll just take the example of the pseudo-web-mayor who says on the web and on (inter)national radio/TV stations that he was elected by the majority of Ivorian Internet users. This is a lie I am not going to discuss any further.
But he also goes around saying he is the web mayor of ALL Ivorian internet users. Then only, I have something to say, because as far as I am concerned I don't have any web-mayor and I do not need one. I think it is inappropriate for an independent person to tend to impose himself as our representative, since we, the vast majority of internet users, have nothing to do with that parody.
So I think we should pay attention to this kind of confusion. The message wasn't meant to be mean. Just a warning. Let's be careful about the next moves. That's it.

"Why hasn't any of the organizers been contacted to get their side of the story?...Our intentions are good..."
In order to write that article, I relied:
- Firstly, on public statements by the said mayor and some of his councilors. I didn't think it was necessary to contact other project members, as I was assuming some consistency among the participants.
- Secondly, on the comments from some of my contacts who have been following the events, mostly to get an idea of ​​how things are generally understood. I won't break down the different opinions here, I'll just mention the noticeable ambiguity evidenced by the comments about my article.
Indeed, it is not just about real intentions, the message conveyed is also important.

"Necemon speaks about old ivorian web associations. Must we remind you that these associations resulted from the initiative of one person or network of people and that the community freely embraced?"
No need to recall this because I have never said otherwise. I agree that it's better if each private and free enterprise advertises itself as such, and not as a national institution. What I said about the associations already present was quite specific:
"There are already several organizations and projects in this field such as Akendewa, Amis Du Numerique, etc.. If none of those fit and there's a need to create another structure, it would be nice to clearly define unambiguously its nature and intentions: an NGO, association, union, startup, etc.. "
There is nothing wrong with creating an organization to defend some values ​​but there are proper ways to do it. No other private initiative claims to have a mayor who represents an entire nation. Everyone is free to do whatever they wants, but while also respecting the freedom of others, including the freedom not to have a web-mayor.

"Must we remind you that no one was forced to vote? That a few organizations (including Akendewa) have praised the mayor since his election?"
I don't understand what these two questions have to do with my article.

"We want to add our contribution to the nascent Ivorian web industry."
I realize that the organizers are talented, hard-working entrepreneurs who want to use their skills to solve problems and create value. But their approach to this particular project could be a dangerous game due to its potential to cause confusion and maybe even deviations. They have the right to continue to play - if they want to, but they should clearly define the rules of the game, the limits of the game and the implications of those potentially affected.

In this respect, I therefore asked the organizers about the ambiguities mentioned above. Following our direct interactions on the matter, I note a few important points to remember, that I summarized as follows:

1. This project is not simply a fake election with the intention to entertain. This is also an initiative that aims to address the problems of some social groups just like NGOs do.

2. There is nothing that the pseudo-mayor could do as a mayor that he could not do when not being a mayor. The term 'mayor' was used to merely indicate that he had been elected by a few people in the context of a parody. Outside this context, he has no attributes of a mayor.

3. The pseudo-mayor could only be the spokesperson of those few people who are willing to play this game. It does not represent all Ivorian Internet users.

I rest my case.

N.

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English | La Cour Commune

Municipales du Web : Quelques clarifications s'imposent

by necemon 28. June 2013 20:54

Suite à mon analyse sur les municipales du web, les organisateurs ont produit une réponse dans laquelle ils insistent sur le fait que leur pseudo-maire n'a aucun pouvoir sur personne et n'en aura jamais. Bien que le message soit quelque peu rassurant, plusieurs questions restaient posées par rapport à leur projet, notamment:

1. Est ce qu'il s'agit juste d'une parodie d'élections dans un contexte de divertissement, ou est ce qu'il s'agit de réellement élire des représentants pour les internautes du pays ?
Par exemple, quand ils déclarent dans leur réponse : "Il s’agit de donner la parole aux utilisateurs du web en Côte d’ivoire de désigner celui qu’ils auraient choisi comme porte-voix si le web était une ville réelle."
"qu'ils aurAIENT choisi...SI..."
: Au début c'était comme une blague, une condition "si", une parodie. Sommes nous toujours dans le conditionel "aurAIENT choisi...SI..."? ou alors prétend-il être en realité le porte-voix des utilisateurs du web en CI ? De TOUS les utilisateurs du web en CI ?

2. Comment doit-on comprendre le mot 'maire' ? A quoi ledit maire sert-il exactement ? Qu'est ce qu'il pourrait faire en étant maire qu'il ne pourrait pas faire en ne l'étant pas ? 

3. De qui est-il supposé être le maire ? A quoi s'étend sa "municipalité" ?
Est ce qu'il s'agit des quelques internautes qu'il connaît personnellement ? Serait ce plutôt ceux avec qui il est connecté sur les réseaux sociaux en ligne ? De TOUS les internautes du pays comme il le dit lui-même ? Ou seulement de ceux qui veulent se prêter au jeu, comme le suggèrent les organisateurs dans leur réponse ?

Aussi, ces organisateurs m'adressent des questions dans leur déclaration. Il semblerait que certaines parties de mon premier article n'aient pas été bien comprises, l'avertissement étant plutôt relatif à la suite du projet. J'avais bien mentionné "Pour le moment, il n'y a aucun pouvoir réel, pas de budget". Je n'affirmais pas que ledit maire avait déjà une autorité. D'ailleurs j'affirmais peu de choses dans cet article. Ce que je faisais, c'était surtout poser des questions et relever des ambiguïtés. 

Pour clarifier les choses, dans le texte qui suit, j'apporte des réponses aux questions qui me sont posées, puis je présente une synthèse de la situation basée sur les réactions des organisateurs par rapport à toutes ces amphibologies.

"Pourquoi tirer la sonnette d’alarme quand aucune action n’a jusque-là été posée tendant à imposer quoi que ce soit aux utilisateurs du web en CI? "
Mon article était un avertissement, un appel à la prudence par rapport au futur d'un projet qui me semble délicat. Mon article disait juste : "faisons attention à la suite ; il pourrait y avoir des dérives ou pas, mais dans tous les cas restons vigilants."
Par contre, il ne serait pas correct de dire que rien n'a été fait tendant à imposer quoi que ce soit aux utilisateurs. Il y a eu des déclarations, dans la presse et en ligne, qu'on pourrait qualifier de graves. Je vais juste prendre l'exemple du pseudo-web-maire qui déclare sur la toile et sur les antennes (inter)nationales qu'il a été élu par la majorité des internautes ivoiriens, c'est tout simplement un mensonge sur lequel je ne reviendrai pas outre mesure.
Mais il déclare aussi qu'il est le web-maire de TOUS les ivoiriens. C'est seulement là que j'ai quelque chose à dire, parce que pour ce qui me concerne je n'ai pas de web-maire et je n'en ai pas besoin. J'estime qu'il est inapproprié qu'un individu tende ainsi à s'imposer comme notre représentant, nous la grande majorité des internautes qui n'avons rien à voir avec cette parodie.
Je pense donc qu'il y a lieu d'être vigilant par rapport à certaines confusions dans ce genre. Rien de méchant. Juste un avertissement. Faisons attention à la suite. C'est tout.

"Quand aucune peine n’a été prise pour s’informer et juger des intentions réelles des initiateurs et du maire? Nos intentions sont pures, pour peu que l’on ait pris le temps d’en discuter avec nous"
Pour écrire cet article, je m'étais basé :
- d'une part sur les déclarations publiques dudit maire et de quelques-uns de ses conseillers municipaux. Je n'avais pas jugé nécessaire d'interroger d'autres membres du projet, car j'avais supposé une certaine cohésion entre les organisateurs et leur conseil municipal.
- d'autre part, sur les observations/opinions de certains contacts qui sont sur place et qui ont suivi les évènements, pour avoir une idée de comment les choses sont comprises par les uns et les autres. Je ne détaillerai pas les différents avis ici, je dirais juste que l'ambiguïté plane, comme en témoignent les commentaires à propos de mon article.
En effet, il ne s'agit pas que des intentions réelles, le message véhiculé a aussi son importance.

"Necemon parle des associations déjà présentes sur la scène web ivoirienne. Devons-nous rappeler que ces associations sont des initiatives venant d’une personne ou d’un groupe et que le reste de la communauté y adhère librement?"
Inutile de le rappeler parce que je n'ai jamais dit le contraire. J'approuve que c'est mieux si chaque initiative privée et libre se présente comme telle, et non comme une institution à l'échelle nationale. Ce que j'ai dit sur les associations déjà présentes est assez précis :
"Il y a déjà plusieurs projets et associations dans ce sens tels que Akendewa, Les amis du Numérique, etc. Si rien de tout ça ne suffit et qu'il faut s'organiser en un groupe pour créer une structure, ce serait bien d'en définir clairement la nature et les intentions (sans ambiguïté): une ONG, une association, un syndicat, une startup, etc."
Il n'y a rien de mal à créer une organisation pour défendre certaines valeurs mais il y a une manière de le faire. Aucune des autres initiatives privées ne prétend avoir un maire qui représente toute une Nation.
Chacun est libre de faire tout ce qu'il veut, mais en respectant aussi la liberté des autres, dont la liberté de ne pas avoir de web-maire.

"Devons-nous rappeler qu’aucune personne n’a été obligée de voter? Que certaines associations (Akendewa notamment) ont plébiscité le maire dès son élection?"
Je ne comprends pas ce que ces deux questions ont à voir avec mon article.

"Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice."
Je réalise que les organisateurs sont des entrepreneurs talentueux et travailleurs qui veulent utiliser leurs compétences pour régler des problèmes et créer de la valeur. Mais c'est leur approche de ce projet en particulier qui pourrait être un jeu dangereux de par son potentiel à entrainer des confusions, voire des déviations. Ils ont le droit de continuer à jouer - s'ils le veulent, mais en définissant clairement les règles du jeu, les limites du jeu et les implications sur ceux qui sont potentiellement affectés.

C'est dans ce sens que j'ai interrogé les organisateurs par rapport aux ambiguïtés citées plus haut. Suite à nos échanges directs, je note quelques points importants à retenir, que je résume ainsi :

1. Ce projet n'est pas qu'une simple parodie d'élections dans l'intention de divertir. C'est aussi une initiative qui tend à résoudre les problèmes d'un groupe social à l'instar des ONGs.

2. Il n'y a rien que le pseudo-maire puisse faire en étant maire qu'il ne pourrait pas faire en étant pas maire. Le terme 'maire' avait été utilisé pour indiquer qu'il avait été élu par quelques personnes dans le contexte d'une parodie. Hors de ce contexte, Il n'a aucun attribut d'un maire.

3. Le pseudo-maire pourrait seulement être le porte-voix de ces quelques personnes qui sont disposées à jouer le jeu. Il ne représente pas tous les internautes ivoiriens.

Je n'ai rien à ajouter.

N.

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Français | La Cour Commune

WARNING : Web Municipality And Community Freedom

by necemon 8. June 2013 14:23

 

This is just a warning with respect to the recent 'web municipal elections'(!) in Ivory Coast.

 

Revisiting the facts

It all started like a joke, there was even an agama reptile among the candidates (obviously a fictive character).

The initial idea seems to be some elections parody, some way of showing that technology and its users were able to come up with peaceful, transparent elections.

The project appears online a couple of months back, then follow some online promotion through Facebook and Twitter and a few weeks later, about 500 people take part to the alleged virtual election.

A few local and international blogs relay the story, it all suddenly gets serious, there's even an investiture ceremony(!), the Ivorian Web population(?) would purportedly be having a mayor...

The parody assumes a new form, and with baby steps, some projects of taking over responsibilities and placing regulations are starting to raise...

 

A couple of definitions

First off, it's important to understand what this is about.

What's a mayor ? A mayor is the highest-ranking officer in the municipal government of a town or a large urban city. He is the Chief Executive Officer of the municipality. He represents the municipal AUTHORITY. He holds the EXECUTIVE POWER at city level.

Because it's not enough anymore to create project and improve the users condition as entrepreneurs do. It's not enough anymore to communicate ideas like bloggers do. No, It's not enough to sell products and services online as e-marketers, now it's about try to control how things should work ? To control whom ?

Politics : The art or science of influencing other people on a civic or individual level. It refers to achieving and exercising positions of governance — organized control over a human community, particularly a state. A variety of methods is employed in politics, which include promoting its own political views among people, negotiation with other political subjects, making laws, and exercising force.

 

Based on those two definitions, the idea of an apolitical mayor doesn't make much sense. But we will get back to that soon enough.

 

Analysing the current context based on analogies

A couple of start-ups (small private companies) decide on their own to launch some elections in order to appoint a mayor within their web community. The community part itself is ambiguous. Is it just the Internet users they personally know ? Or everyone they are connected to online ? Or is it about all the Internet users throughout the whole country ? Anyway, the project 300 Facebook fans and 13 Twitter followers don't really suggest that the whole country was feeling concerned about this election thing (I am just saying).

The analogy between the Web and a city doesn't work too well in this case because the web represents freedom, among other things it's a more or less neutral platform where everyone can express themselves.

The analogy that work best here would be a comparison with a beauty pageant:

-managed by a private/autonomous organization

-winner selected based on some physical/intellectual attributes

-the audience being made up of only those who decided to join the game

-prizewinners try to make good deeds, but they don't try to exercise any power against the audience (and certainly not against those who have nothing to do with the contest)

To be fair, laureates of beauty pageants would generally have more impact as the important prize they win would give them the opportunity to do so. Also their title could be endorsed by their local authorities. But those are just details and the comparison works well for the most part.

 

Analysing the concept itself

I don't know the individual in person. I don't know whether he's motivated by a quest for domination, by the buzz effect or if he is still in the initial parody logic, but whatever. That's not the point. The concern is the idea of having a pseudo-web-mayor to begin with. Is it really something that the (Ivorian) Web community need ?

So far, there's no actual power, no budget, just intentions. But, over time, this project could reach a bigger scale, and even involve some influential people or groups trying to acquire more control.

No, wait, as a matter of fact, it has already started :

"Likely to happen in the coming weeks : a web charter signed by all these local actors..."

Who exactly is going to sign that charter ? Who are those actors who deserve to decide how the rest of the population should or should not use the Internet ? While there are places where some fight for their own freedom, is it the opposite in CIV with some Internet users working at reducing the freedom of other Internet users ?

Just as reminder, this is the definition of 'charter' : a document outlining the principles, rules, functions, and organization of a corporate or political body.

More rules ? More laws about the ways one can navigate the Internet in the country ? Is that really what we need ?

I am not saying everything in the country Internet ecosystem is already perfect. Actually, a lot of things could be done.

- People making efforts, doing research to improve things, that's good.

- Raising ressources, capitals, skills could boost the preparation, launch and management of different projets.

- Entrepreneurs with various skillsets launching projets to solve issues and to create value, that's great too.

But what exactly is the use of creating another form of authority as an attempt to control others ? How does it benefit the community as a whole ?

 

If some people feel like creating a syndicate with their own charter, they can - if they want. But that wouldn't give them the right to speak on behalf of a whole country. If the Ivorian Web community is made up of all the Ivorian people on the web, then it's not just the 534 people who took par to that vote. There are MORE than 20 millions people (20 000 000) living in The Ivory Coast, and each of them is a potential Internet user (many don't have access to the Internet yet, but it's just a matter of time). Many of these people are adults, educated or both. Therefore, those are people to be taken seriously. Additionally, there's also the diaspora.

 

Conclusion

This is just about being careful relatively to the next direction of that project. If everyone could keep on doing whatever they want to do without invading anyone else freedom, that would be great.

Maybe as an individual, my personal opinion doesn't matter, but beyond the 150 Internet users who endorsed this vote, the question is, out of the 20+ millions potential internet users in the country or attached to the country, how many don't want/need such an authority?

We are Legion.

 

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AVERTISSEMENT : Municipales du Web Et Liberté De La Communauté

by necemon 8. June 2013 13:24

 

Ceci est juste un avertissement par rapport aux 'récentes élections municipales du web'(!) en Cote d'Ivoire.

 

Retour sur les faits

Tout a commencé un peu comme une blague qui a même accepté la candidature d'un margouillat (personnage caricatural, bien évidemment).

L'idée de départ semblait être une parodie d'élections, comme pour montrer qu'avec la technologie et ses utilisateurs/utilisatrices, c'était possible d'organiser des élections pacifiques et transparentes.

Le projet apparaît en ligne il ya quelques mois, puis s'ensuit une promotion en ligne sur Facebook et Twitter, et quelques semaines plus tard, lesdites élections virtuelles sont organisées, environ 500 personnes participent.

Plusieurs blogs locaux et internationaux relaient l'information, ça devient sérieux du coup, on organise même une cérémonie d'investiture(!), le Web Ivoirien(?) aurait un maire...

La parodie prend une autre tournure et il semble qu'à petits pas, se développent des projets pour s'imposer, prendre les choses en main...

 

Quelques définitions

Tout d'abord, il est important de comprendre de quoi on parle ici.

- Qu'est ce qu'un maire? Le maire représente l'AUTORITE municipale. Il est le détenteur du POUVOIR EXECUTIF au niveau d'une ville ou d'un village.

Parce que ça ne suffit plus de créer des projets pour améliorer les conditions des internautes, tels des entrepreneurs. Non, ça ne suffit plus de communiquer des idées tels des blogueurs, ni de vendre des produits et services en ligne tels des e-commerciaux. Maintenant il faut chercher à contrôler comment les choses doivent se passer? Mais contrôler qui exactement ?

- Politique:  la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. L'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.

 

Compte tenu de ces deux définitions, c'est un peu absurde, un maire complètement apolitique. Mais on y reviendra.

 

Analyse du contexte actuel avec des analogies

Une ou deux start-ups (petites entreprises privées) décident (indépendamment de toute autorité) de lancer des élections pour mandater un maire dans leur communauté web. Déjà quand on parle de communauté, il ya une ambiguïté. Est ce qu'il s'agit des quelques internautes qu'ils connaissent personnellement ? Serait ce plutôt ceux avec qui ils sont connectés sur les réseaux sociaux en ligne ? Ou alors l'ensemble de tous les internautes de tout le pays ? Bref, les 300 fans (facebook) et 13 followers (Twitter) sur les comptes du dit projet ne suggèrent pas vraiment que tout le pays se sentait concerné par ces elections (just saying).

L'analogie entre le web et une ville ne marche pas vraiment dans ce cas, surtout parce que le web symbolise la liberté, entre autres un espace plus ou moins neutre ou chacun peut s'exprimer.

L'analogie qui marcherait le mieux ici, ce serait la comparaison avec un concours de beauté (a.k.a., Election Miss):

- géré par une organisation privée/autonome

- laureats choisis compte tenu de certains attributs physiques/intellectuels

- l'audience est constituée de ceux qui ont accepté de se prêter au jeu, et ne représente pas nécessairement toute une population

- Les lauréats essaient de poser de bonnes actions tout au long de leur mandat, sans tenter de s'imposer aux spectateurs (et certainement pas à ceux qui n'ont rien à voir avec l'élection)

Les lauréats d'élection Miss ont généralement plus d'impact de par leur prix remportés, et leur titre est reconnu à l'échelle de leur ville/pays par les autorités compétentes. Mais ce sont des détails, et à part ça la comparaison marche plutôt bien.

 

Analyse du concept en lui-même

 

Je ne connais pas personnellement l'individu. Je ne sais pas s'il est motivé par la quête de domination, par l'effet de buzz, ou s'il est toujours dans l'esprit de parodie de départ. Mais peu importe, ce n'est pas ça la question. La question porte sur le fait même d'avoir un pseudo-web-maire d'abord. Le Web (Ivoirien) en a t il vraiment besoin ?

Pour le moment, il n'y aucun pouvoir réel, pas de budget, juste des intentions. Mais avec le temps, ce projet pourrait prendre de l'ampleur, voire impliquer des personnes et des groupes plus influents, cherchant à acquérir plus de contrôle.

D'ailleurs, ça commence déjà :

 

"Une charte du web signée par tous ces acteurs locaux en vue..."

 

Une charte signée par qui exactement ? Qui sont ces acteurs qui méritent de décider comment le reste de la population doit ou ne doit pas utiliser l'Internet ? Pendant que dans d'autres pays certains se battent pour leur liberté, en CIV, il ya des internautes qui travaillent a réduire la liberté d'autres internautes?

Pour rappel, la définition de 'charte' : Ecrit solennel contenant les règles, les lois fondamentales d'un organisme. 

Encore plus de règles ? Plus de lois sur la façon dont on peut naviguer le Net dans le pays ? Est ce vraiment ce dont on a besoin ?

Je ne dis pas que tout est déjà parfait dans l'écosystème Internet du pays. Il ya beaucoup de choses qui pourraient être faites.

- Des gens qui font des efforts, des recherches pour améliorer les choses, c'est bien.

- Réunir des ressources, des capitaux, des expertises, ça booste la préparation, le lancement et le déroulement des différents projets.

- Des entrepreneurs aux compétences variées qui lancent des projets pour régler des problèmes et créer de la valeur, c'est très bien aussi.

Mais créer une autre forme d'autorité politique pour contrôler les autres, a quoi ça sert exactement ? Quels avantages pour l'ensemble de la communauté ?

 

Si certaines personnes ont envie de créer un syndicat avec une charte qui leur est propre, elles peuvent le faire - si elles le veulent. Mais cela ne leur donnerait pas le droit de parler au nom de tout un pays. Si Le Web Ivoirien, c'est l'ensemble des ivoiriens sur le web, alors ce ne sont pas que les 534 personnes qui ont participé a ce vote. Il ya PLUS de 20 millions de personnes (20 000 000) qui vivent en Cote d'Ivoire et chacune de ses personnes est un(e) potentiel(le) internaute (pour ceux qui n'utilisent pas encore internet, c'est essentiellement une question de temps). Beaucoup de ces personnes sont adultes, éduquées ou les deux. Donc des personnes à prendre au sérieux. En plus, il faut aussi compter la diaspora.

 

Conclusion

Il faut juste faire attention à la direction de ce projet. Si chacun(e) pouvait continuer à faire ce qu'il/elle veut sans empiéter sur la liberté des autres, ce serait super.

Peut être que mon avis en tant d'individu importe peu, mais au delà des quelques 150 internautes qui approuvent ce vote, la question c'est, sur les 20+ millions de (potentiels) utilisateurs d'Internet qu'il ya dans le pays ou qui y sont attachés, combien n'ont ni envie, ni besoin d'être sous une telle autorité?

Nous sommes Légion.

 

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